ACADEMIE DES SCIENCES DE L'U.R.S.S.
INSTITUT D'ECONOMIE
MANUEL
D'ECONOMIE
POLITIQUE
TEXTE CONFORME
A LA 2e EDITION (1955)
Cet ouvrage, traduit du russe, a été publié dans son texte original sous le titre :
POLITITCHESKAIA ÉKONOMIIA (Outchebnik)
(Gossoudarstvennoié Izdatelstvo, polititcheskoï litératoury, Moscou 1955)
Edition électronique réalisée
par Vincent Gouysse.
http://www.lescommunistes.net/~bolchevisme
Corrections et mise en forme html par Dominique Meeùs pour les Études marxistes. Certaines références à Lénine dans l’édition russe des Œuvres ou dans des éditions françaises plus anciennes ont été remplacées par des références aux Œuvres en français et les citations ont été mises en conformité avec cette traduction.
Les notes de bas de page (le plus souvent des références biliographiques) ont été intégrées dans le texte entre parenthèses.
La portée internationale d’un manuel marxiste d’économie politique
Préface de la première édition
Préface de la deuxième édition
PREMIÈRE PARTIE — Les modes de production précapitalistes
Chapitre I — Le mode de production de la communauté primitive : L'apparition de la société humaine — Les conditions de la vie matérielle dans la société primitive. Le perfectionnement des instruments de travail — Les rapports de production dans la société primitive. La division naturelle du travail — Le régime de la gens. Le droit maternel. Le droit paternel — Les débuts de la division sociale du travail et de rechange — L'apparition de la propriété privée et des classes. La désagrégation de la communauté primitive — Les représentations sociales à l'époque primitive — Résumé.
Chapitre II — Le mode de production fondé sur l'esclavage : La naissance de l'esclavage — Les rapports de production de la société esclavagiste. La situation des esclaves — Le développement de l'échange. Le capital commercial et le capital usuraire — L'aggravation des contradictions du mode de production esclavagiste — La lutte de classe des exploités contre leurs exploiteurs. Les révoltes d'esclaves. La fin du régime de l'esclavage — Les conceptions économiques de l'époque de l'esclavage — Résumé.
Chapitre III — Le mode de production féodal : L'avènement de la féodalité — Les rapports de production de la société féodale. L'exploitation du paysan par le seigneur — La ville médiévale. Les corporations. Les guildes des marchands — Les classes et les castes de la société féodale. La hiérarchie féodale — Le développement des forces productives de la société féodale — La naissance de la production capitaliste au sein du régime féodal. Le rôle du capital marchand — L'accumulation primitive du capital. L’expropriation violente des paysans. L’accumulation des richesses — Les révoltes des serfs. Les révolutions bourgeoises. La chute du régime féodal — Les conceptions économiques de l'époque féodale — Résumé.
DEUXIEME PARTIE — Le mode de production capitaliste
A — Le capitalisme prémonopoliste
Chapitre IV — La production marchande. La marchandise et la monnaie : La production marchande est le point de départ et le trait général du capitalisme — La marchandise et ses propriétés. Le double caractère du travail incorporé dans la marchandise — Le temps de travail socialement nécessaire. Le travail simple et le travail complexe — L’évolution des formes de la valeur. Le caractère de la monnaie — Les fonctions de la monnaie – L’or et le papier-monnaie — La loi de la valeur est la loi économique de la production marchande — Le caractère fétiche de la marchandise – Résumé.
Chapitre V — La coopération capitaliste simple et la manufacture : La coopération capitaliste simple — La phase manufacturière du capitalisme — Le mode capitaliste du travail à domicile — Le rôle historique de la manufacture — La différenciation de la paysannerie. Le passage de l’économie fondée sur la corvée à l’économie capitaliste — La formation du marché intérieur pour l’industrie capitaliste — Résumé.
Chapitre VI — La phase du machinisme sous le capitalisme : Le passage de la manufacture à l’industrie mécanique — La révolution industrielle — L’industrialisation capitaliste — le développement des villes et des centres industriels. La formation de la classe des prolétaires — La fabrique capitaliste. La machine comme moyen d’exploitation du travail salarié par le capital — La grande industrie et l’agriculture — La socialisation capitaliste du travail et de la production. Les limites de l’usage des machines en régime capitaliste — Résumé.
Chapitre VII — Le capital et la plus-value. La loi économique fondamentale du capitalisme : La base des rapports de production en régime capitaliste — La transformation de l’argent en capital — La force de travail en tant que marchandise. La valeur et la valeur d’usage de la marchandise force de travail — La production de plus-value est la loi économique fondamentale du capitalisme — Le capital en tant que rapport social de production. Le capital constant et le capital variable — Le taux de la plus-value — Deux moyens d'augmentation du degré d'exploitation du travail par le capital. La plus-value absolue et la plus-value relative — La plus-value extra — La journée de travail et ses limites. La lutte pour sa réduction — La structure de classe de la société capitaliste. L'Etat bourgeois — Résumé.
Chapitre VIII — Le salaire : Le prix de la force de travail. La nature du salaire — Les formes principales du salaire — Les systèmes de salaires de surexploitation — Le salaire nominal et le salaire réel — La baisse du salaire réel en régime capitaliste — La lutte de la classe ouvrière pour l'augmentation des salaires — Résumé.
Chapitre IX — L'accumulation du capital et la paupérisation du prolétariat : La production et la reproduction — La reproduction capitaliste simple — La reproduction capitaliste élargie. L'accumulation du capital — La composition organique du capital. La concentration et la centralisation du capital — L'armée industrielle de réserve — La surpopulation agraire — La loi générale de l'accumulation capitaliste. La paupérisation relative et absolue du prolétariat — La contradiction fondamentale du mode de production capitaliste — Résumé.
Chapitre X — Le cycle et la rotation du capital : Le cycle du capital. Les trois formes du capital industriel — La rotation du capital. Le temps de production et le temps de circulation — Le capital fixe et le capital circulant — Le taux annuel de la plus-value. Les méthodes d'accélération de la rotation du capital — Résumé.
Chapitre XI — Le profit moyen et le prix de production : Les coûts de production capitalistes et le profit. Le taux du profit — La formation du taux moyen du profit et la transformation de la valeur des marchandises en prix de production — La baisse tendancielle du taux de profit — Résumé.
Chapitre XII — Le capital commercial et le profit commercial : Le profit commercial et sa source — Les frais de circulation — Les formes du commerce capitaliste. Les Bourses de marchandises — Le commerce extérieur — Résumé.
Chapitre XIII — Le capital de prêt et l'intérêt de prêt. La circulation monétaire : Le capital de prêt — L'intérêt et le bénéfice d'entrepreneur. Le taux d'intérêt et sa tendance à la baisse — Les formes de crédit. Les banques et leurs opérations — Les sociétés par actions. Le capital fictif — La circulation monétaire des pays capitalistes — Résumé.
Chapitre XIV — La rente foncière. Les rapports agraires en régime capitaliste : Le régime capitaliste de l'agriculture et la propriété privée de la terre — La rente différentielle — La rente absolue. Le prix de la terre — La rente dans l'industrie extractive. La rente sur les terrains à bâtir — La grande et la petite production agricole — L'aggravation de l'opposition entre la ville et la campagne — La propriété privée de la terre et la nationalisation de la terre — Résumé.
Chapitre XV — Le revenu national : Le produit social total et le revenu national — La répartition du revenu national — Le budget de l'Etat — Résumé.
Chapitre XVI — La reproduction du capital social : Le capital social. La composition du produit social total — Les conditions de la réalisation dans la reproduction capitaliste simple — Les conditions de la réalisation dans la reproduction capitaliste élargie — Le problème du marché. Les contradictions de la reproduction capitaliste — Résumé.
Chapitre XVII — Les crises économiques : Le fondement des crises capitalistes de surproduction — Le caractère cyclique de la reproduction capitaliste — Les crises agraires — Les crises et l'aggravation des contradictions du capitalisme — La tendance historique du développement du capitalisme. Le prolétariat, fossoyeur du capitalisme — Résumé.
B. — Le capitalisme monopoliste ou impérialisme.
Chapitre XVIII — L'impérialisme, stade suprême du capitalisme. La loi économique fondamentale du capitalisme monopoliste : Le passage à l'impérialisme — La concentration de la production et les monopoles. Les monopoles et la concurrence — La concentration et les monopoles dans les banques. Le nouveau rôle des banques — Le capital financier et l'oligarchie financière — L'exportation des capitaux — Le partage économique du monde entre les unions de capitalistes. Les monopoles internationaux — L'achèvement du partage territorial du globe entre les grandes puissances et la lutte pour un nouveau partage — La loi économique fondamentale du capitalisme monopoliste — Résumé.
Chapitre XIX — Le système colonial de l'impérialisme : Le rôle des colonies dans la période de l'impérialisme — Les colonies, réserves de produits agricoles et de matières premières pour les métropoles — Les méthodes d'exploitation coloniale des masses laborieuses — La lutte des peuples coloniaux pour la libération nationale — Résumé.
Chapitre XX — La place historique de l'impérialisme : L'impérialisme, dernier stade du capitalisme — L'impérialisme, capitalisme parasite ou pourrissant — L’impérialisme, prélude de la révolution socialiste — Le capitalisme monopoliste d'Etat — La loi de l'inégalité du développement économique et politique des pays capitalistes à l'époque de l'impérialisme et la possibilité de la victoire du socialisme dans un seul pays — Résumé.
Chapitre XXI — La crise générale du capitalisme : L'essence de la crise générale du capitalisme — La première guerre mondiale et le début de la crise générale du capitalisme — La victoire de la Grande Révolution socialiste d'Octobre et la scission du monde en deux systèmes : capitaliste et socialiste — La crise du système colonial de l'impérialisme — L'aggravation du problème des marchés, la sous-production chronique des entreprises et le chômage chronique de masse — L'aggravation des crises de surproduction et les modifications dans le cycle capitaliste — Résumé.
Chapitre XXII — L'aggravation de la crise générale du capitalisme. Après la deuxième guerre mondiale : La deuxième guerre mondiale et la deuxième phase de la crise générale du capitalisme — La formation de deux camps sur la scène internationale et la désagrégation du marché mondial unique — L'aggravation de la crise du système colonial de l'impérialisme — L'accentuation du développement inégal du capitalisme. L'expansion de l'impérialisme américain — La militarisation de l'économie des pays capitalistes. Les modifications dans le cycle capitaliste — L'accentuation de la paupérisation de la classe ouvrière des pays capitalistes — Le renforcement de la domination des monopoles dans l'agriculture des pays capitalistes et la ruine de la paysannerie — Résumé.
Théories économiques de l'époque du capitalisme : L'économie politique bourgeoise classique — La naissance de l'économie politique vulgaire — L'économie politique petite-bourgeoise — Les socialistes utopistes — Les démocrates révolutionnaires en Russie — La révolution accomplie par K. Marx et F. Engels en économie politique — Le déclin de la science économique bourgeoise. L'économie politique bourgeoise contemporaine — La critique petite bourgeoise de l'impérialisme — Les théories économiques des opportunistes de la IIe Internationale et des socialistes de droite contemporains — Le développement par Lénine de l'économie politique marxiste du capitalisme. L'élaboration d'une série de nouvelles thèses de l'économie politique du capitalisme par Staline.
La portée internationale d’un manuel marxiste d’économie politique
Je pense que les camarades ne tiennent pas suffisamment compte de la portée d'un manuel marxiste d'économie politique. Ce manuel n'est pas seulement nécessaire à notre jeunesse soviétique. Il t'est surtout aux communistes de tous les pays et à ceux qui sympathisent avec eux. Nos camarades à l'étranger veulent savoir comment nous avons fait pour secouer le joug capitaliste, réorganiser l'économie du pays dans l'esprit du socialisme, pour gagner l'amitié de la paysannerie ; comment nous avons fait pour qu'un pays hier encore misérable et faible se transforme en pays riche, puissant ; ce que sont les kolkhoz ; pourquoi, malgré la socialisation des moyens de production, nous maintenons la production marchande, l'argent, le commerce, etc. Ils veulent savoir tout cela et bien d'autres choses, non point par simple curiosité, mais pour apprendre de nous et utiliser notre expérience dans leur propre pays. Ainsi la publication d'un bon manuel marxiste d'économie politique a-t-elle une importance non seulement nationale, mais encore une immense portée internationale.
Il faut donc un manuel pouvant servir de livre de chevet à ta jeunesse révolutionnaire non seulement à l'intérieur du pays, mais aussi au-delà de ses frontières. Il ne doit pas être trop volumineux, sinon il ne pourra pas être un livre de chevet, et l'on aura de la peine à l'assimiler, à en venir à bout. Mais il doit contenir toutes les choses essentielles concernant aussi bien l'économie de notre pays que celle du capitalisme et du système colonial. Certains camarades ont proposé, au cours des débats, d'inclure dans le manuel plusieurs nouveaux chapitres, les historiens : sur l'histoire, les hommes politiques : sur la politique, les philosophes : sur la philosophie, les économistes : sur l'économie. Mais cela aurait fait prendre au manuel des proportions illimitées. Naturellement, il ne faut pas le faire. Le manuel utilise la méthode historique pour illustrer les problèmes d'économie politique mais cela ne veut pas encore dire que nous devions faire du manuel d'économie politique une histoire des rapports économiques.
Il nous faut un manuel de 500, de 600 pages au plus. Ce sera un livre de chevet en matière d'économie politique marxiste, un excellent cadeau aux jeunes communistes de tous les pays. Du reste, étant donné le niveau insuffisant de la formation marxiste de la plupart des Partis communistes étrangers, ce manuel pourrait être d'une grande utilité aussi pour les cadres communistes plus âgés de ces pays.
J. Staline
Les problèmes économiques du socialisme
février 1952.
Préface de la première édition
Ce manuel d'économie politique est l'œuvre collective des économistes K. Ostrovitianov, de l'Académie des Sciences de l'U.R.S.S., D. Chepilov et L. Leontiev, correspondants de l'Académie des Sciences de l'U.R.S.S.; I. Laptev, de l'Académie Lénine des Sciences agricoles de l'U.R.S.S.; du professeur I. Kouzminov; L. Gatovski, docteur es sciences économiques; P. Ioudine, de l'Académie des Sciences de l'U.R.S.S.; A. Pachkov, correspondant de l'Académie des Sciences de l'U.R.S.S.; V. Peresleguine, candidat ès sciences économiques. La sélection et la présentation des données statistiques ont été faites avec le concours de V. Starovski, docteur ès sciences économiques.
Lors de la mise au point du projet de cet ouvrage, un grand nombre d'économistes soviétiques ont apporté, sur le texte, de précieuses observations critiques et d'utiles suggestions, dont les auteurs ont tenu compte par la suite.
La discussion économique organisée par le Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique en novembre 1951 a eu la plus grande importance pour la mise au point de ce manuel : au cours de cette discussion, à laquelle des centaines d'économistes soviétiques prirent une part active, le projet de manuel d'économie politique présenté par les auteurs fut l'objet d'un ample examen critique. Les propositions formulées à la suite de la discussion ont grandement contribué à en améliorer la composition et à en enrichir le contenu.
K. Ostrovitianov, D. Chepilov, L. Leontiev, I. Laptev, I. Kouzminov et L. Gatovski ont procédé à la rédaction définitive. Conscients de l'importance d'un manuel marxiste d'économie politique, les auteurs s'appliqueront à améliorer le texte du présent ouvrage en tenant compte des observations critiques et des propositions qui leur seront faites sur cette première édition. Ils prient donc les lecteurs de faire parvenir leurs appréciations et suggestions à l'Institut d'Economie de l'Académie des Sciences de l'U.R.S.S., Volkhonka, 14, Moscou.
LES AUTEURS.
Moscou, août 1954.
Préface de la deuxième édition
La première édition du « Manuel d'économie politique », publiée à la fin de 1954 à un tirage de plus de six millions d'exemplaires, a été rapidement épuisée. En plus de l'édition russe, le manuel a été édité en un grand nombre de langues des peuples de l'U.R.S.S., ainsi que dans plusieurs pays étrangers. Une deuxième édition était nécessaire. En préparant cette édition, les auteurs se sont proposé de compléter l'ouvrage par des thèses et des faits nouveaux illustrant l'essor constant de l'économie socialiste en U.R.S.S. et dans les pays de démocratie populaire, ainsi que l'aggravation de la crise générale du capitalisme.
Les auteurs se sont efforcés de tenir compte au maximum de l'expérience de l'étude de l'économie politique dans les établissements d'enseignement supérieur, les écoles et les cercles du Parti communiste, ainsi que de l'étude individuelle d'après ce manuel. Au cours de l'année qui vient de s'écouler, ce manuel a été discuté dans de nombreuses chaires d'économie politique. Les auteurs ont reçu également un grand nombre de lettres de lecteurs qui proposaient des améliorations au texte. En mars-avril 1955 a eu lieu une large réunion d'économistes : travailleurs scientifiques, professeurs, directeurs d'entreprises de Moscou, Leningrad, Kiev, Minsk, Riga, Tallin, Vilnious, Tbilissi, Erevan, Bakou, Tachkent, Achkhabad, Stalinabad, Alma-Ata, Sverdlovsk, au cours de laquelle il a été procédé à un examen complet de la première édition du manuel.
Les auteurs ont fait une étude minutieuse des critiques et suggestions de toutes origines, qui leur ont été communiquées et ils ont cherché à utiliser tout ce qui était susceptible d'améliorer ce manuel. Néanmoins, ils ont jugé nécessaire de s'en tenir au même type d'ouvrage, destiné à un large public, et de n'en pas augmenter sensiblement le volume. La deuxième édition de ce manuel a été mise au point par K. Ostrovitianov, D. Chcpilov, L. Léontiev, I. Laptev, I. Kouz-minov et L. Gatovski et pour la sélection et la présentation des données statistiques par V. Starovski.
Les auteurs remercient toutes les personnes qui par
leurs critiques et leurs suggestions ont contribué à cette deuxième
édition. Ils ont l'intention de poursuivre l'amélioration de ce
manuel et prient les lecteurs de leur faire part de leur opinion et de leurs
suggestions à l'Institut d'Economie de l'Académie des Sciences
de l'U.R.S.S., Volkhonka, 14, Moscou.
Moscou, septembre 1955.
L'économie politique fait partie des sciences sociales («Economie politique» vient des mots grecs « oïkonomia » et « politéia ». Le mot « oïkonomia » se compose lui-même de deux mots : « oïkos » (maison, ménage), et « nomos » (loi). « Politéia » signifie « organisation sociale». Le terme d'« économie politique» n'est apparu qu'au début du XVIIe siècle.). Elle étudie les lois de la production sociale et de la répartition des biens matériels aux différents stades du développement de la société humaine.
La production matérielle constitue la base de la vie de la société. Pour vivre, les hommes doivent avoir de la nourriture, des vêtements et d'autres biens matériels. Pour se procurer ces biens, ils sont dans l'obligation de les produire, dans l'obligation de travailler. Les hommes produisent les biens matériels, c'est-à-dire luttent contre la nature, non pas isolément mais en commun, en groupes, en sociétés. C'est pourquoi la production est toujours et quelles que soient les conditions une production sociale, et le travail une forme d'activité de l'homme social.
La production des biens matériels suppose : 1° le travail de l'homme; 2° l'objet du travail et 3° les moyens de travail.
Le travail est une activité rationnelle de l'homme au cours de laquelle celui-ci modifie et utilise pour la satisfaction de ses besoins les objets fournis par la nature. Le travail est une nécessité naturelle, une condition absolue de l'existence des hommes. Sans lui, la vie humaine serait impossible.
Est objet de travail tout ce à quoi l'homme applique son travail. Les objets du travail peuvent être donnés directement par la nature : ainsi, l'arbre que l'on abat dans la forêt, le minerai que l'on extrait du sol. Les objets du travail qui ont déjà été soumis à l'action d'un travail, comme le minerai à l'usine métallurgique, le coton à la filature, les filés à l'usine textile portent le nom de matières premières.
Les moyens de travail désignent toutes les choses à l'aide desquelles l'homme agit sur l'objet de son travail et le modifie : ce sont avant tout les instruments de production, ainsi que la terre, les bâtiments d'exploitation, les routes, les canaux, les entrepôts, etc. Parmi eux le rôle déterminant appartient aux instruments de production. Ces derniers comprennent les instruments variés que l'homme utilise dans son travail, depuis les grossiers instruments de pierre des primitifs jusqu'aux machines modernes. Le niveau de développement des instruments de production donne la mesure du pouvoir de la société sur la nature, la mesure du développement de la production. Ce qui distingue entre elles les différentes époques économiques, ce n'est pas ce qu'elles produisent mais la manière de produire les biens matériels, les instruments de production dont elles se servent.
Les objets du travail et les moyens de travail constituent les moyens de production. S'ils ne sont associés à la force de travail, ceux-ci ne peuvent rien créer par eux-mêmes. Pour que le processus du travail, le processus de création des biens matériels puissent commencer, la force de travail doit s'associer aux instruments de production.
La force de travail est la faculté que l'homme a de travailler, la somme des forces physiques et spirituelles grâce auxquelles il est capable de produire des biens matériels. La force de travail est l'élément actif de la production; c'est elle qui met en œuvre les moyens de production. Avec le progrès des instruments de production se développent aussi chez l'homme l'aptitude au travail, le savoir-faire, l'habileté, l'expérience de la production.
Les instruments de production à l'aide desquels les biens matériels sont produits, les hommes qui mettent en œuvre ces instruments et produisent les biens matériels, grâce à une certaine expérience de la production et à des habitudes de travail, constituent les forces productives de la société. Les masses laborieuses sont la principale force productive de la société humaine à toutes les étapes de son développement.
Les forces productives traduisent les rapports des hommes avec les objets et les forces de la nature dont ils se servent pour produire les biens matériels. Cependant, dans la production les hommes agissent non seulement sur la nature, mais aussi les uns sur les autres.
Ils ne produisent qu'en collaborant d'une manière, déterminée et en échangeant entre eux leurs activités. Pour produire, ils entrent en relations et en rapports déterminés les uns avec les autres, et ce n'est que dans les limites de ces relations et de ces rapports sociaux que s'établit leur action sur la nature, la production. (Karl Marx : Travail salarié cl capital, suivi de Salaire, prix et profit, p. 31, Editions Sociales, Paris, 1952.)
Les rapports sociaux déterminés des hommes entre eux dans le processus de la production des biens matériels constituent les rapports de production. Les rapports de production comprennent : a) les formes de propriété des moyens de production; b) la position des divers groupes sociaux dans la production qui en découle et les rapports entre eux; c) tes formes de répartition des produits qui dépendent de la propriété des moyens de production et de la position des hommes dans la production.
Le caractère des rapports de production est déterminé par celui de la propriété des moyens de production (terre, forêts, eaux, sous-sol, matières premières, instruments de production, bâtiments d'exploitation, moyens de transport et de communication, etc.) : ou bien cette propriété est celle d'individus, de groupes sociaux ou de classes qui s'en servent pour exploiter les travailleurs, ou bien celle d'une société dont le but est de satisfaire les besoins matériels et culturels des masses populaires. L'état des rapports de production montre comment les moyens de production, et par conséquent les biens matériels produits par les hommes, sont répartis entre les membres de la société. Ainsi, c'est la forme particulière de la propriété des moyens de production qui constitue le trait déterminant des rapports de production.
Les rapports de production déterminent aussi les rapports de répartition qui leur correspondent. La répartition constitue le lien entre la production et la consommation. Les produits fabriqués dans la société servent soit à la consommation productive, soit à la consommation individuelle. La consommation productive, c'est l'utilisation des moyens de production en vue de créer des biens matériels. La consommation individuelle satisfait les besoins de l'homme en nourriture, vêtements, logement, etc.
La répartition des articles de consommation individuelle qui ont été produits dépend elle-même de la répartition des moyens de production. Dans la société capitaliste les moyens de production, et par suite les produits du travail, appartiennent aux capitalistes. Les ouvriers sont privés des moyens de production, et pour ne pas mourir de faim, ils sont obligés de travailler pour les capitalistes qui s'approprient les fruits de leur travail. Dans la société socialiste les moyens de production sont propriété sociale. Aussi les fruits du travail appartiennent-ils aux travailleurs.
Dans les formations sociales où existe la production marchande, la répartition des biens matériels s'accomplit par l'échange des marchandises. Production, répartition, échange et consommation forment une unité où le rôle déterminant appartient à la production. Les formes déterminées de répartition, d'échange et de consommation réagissent à leur tour activement sur la production, favorisant ou freinant son développement. L'ensemble des
rapports de production constitue la structure économique de la société, la base réelle sur quoi s'élève une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociale déterminées. (Karl Marx : Contribution à la critique de l'économie politique, Préface. Voir Marx-Engels : Etudes philosophiques, p. 73, Editions Sociales, 1951.)
Une fois venue au monde, la superstructure réagit activement à son tour sur la base dont elle accélère ou entrave le développement. La production présente un aspect technique et un aspect social. L'aspect technique de la production est étudié par les sciences naturelles et techniques, telles que la physique, la chimie, la métallurgie, la mécanique, l'agronomie, etc. L'économie politique étudie l'aspect social de la production, les rapports des hommes entre eux dans la production sociale, c'est-à-dire les rapports économiques.
L'économie politique, écrivait Lénine, ne s'occupe nullement de la « production », mais bien des rapports sociaux des individus dans la production, de la structure sociale de la production. (V. Lénine : « Le développement du capitalisme en Russie », Œuvres, t. III, p. 40-41 (4e éd. russe).
L'économie politique étudie les rapports de production dans leur interaction avec les forces productives. Les forces productives et les rapports de production forment un ensemble qui est le mode de production. Les forces productives sont l'élément le plus mobile et le plus révolutionnaire de la production. Le développement de la production commence par des changements dans les forces productives et, avant tout, par le changement et le développement des instruments de production; des changements correspondants se produisent ensuite dans les rapports de production. Les rapports de production entre les hommes, dont le développement dépend de celui des forces productives, exercent à leur tour une puissante action sur les forces productives.
Celles-ci ne peuvent se développer pleinement que si les rapports de production correspondent à l'état des forces productives. A un certain degré de leur développement, les forces productives dépassent le cadre des rapports de production existants et entrent en conflit avec eux. Les rapports de production, de forme de développement des forces productives qu'ils étaient, deviennent leurs chaînes.
C'est pourquoi les anciens rapports de production sont tôt ou tard remplacés par de nouveaux rapports qui correspondent au niveau de développement et au caractère des forces productives de la société. Un changement de la base économique de la société entraîne un changement de sa superstructure. Les conditions matérielles du passage des anciens rapports de production à des rapports nouveaux apparaissent et se développent au sein même de la vieille formation. Les nouveaux rapports de production donnent libre cours au développement des forces productives. La loi de la correspondance nécessaire entre les rapports de production et le caractère des forces productives est donc une loi économique du développement de la société.
Dans une société qui repose sur la propriété privée et l'exploitation de l'homme par l'homme, les conflits entre les forces productives et les rapports de production se manifestent par la lutte des classes. Le passage de l'ancien au nouveau mode de production s'accomplit alors par une révolution sociale. L'économie politique est une science historique. Elle étudie la production matérielle dans ses formes sociales historiquement déterminées, les lois économiques propres aux différents modes de production. Les lois économiques expriment l'essence des phénomènes et des processus économiques, le rapport interne de cause à effet et d'interdépendance qui existe entre eux.
Les lois du développement économique sont des lois objectives. Elles naissent et agissent sur la base de conditions économiques déterminées, indépendamment de la volonté des hommes. Les hommes peuvent connaître ces lois et les utiliser dans l'intérêt de la société, mais ils ne peuvent pas abolir ou créer des lois économiques. L'utilisation des lois économiques dans une société de classes a toujours un contenu de classe : la classe d'avant-garde de chaque formation sociale utilise les lois économiques dans l'intérêt d'un développement progressiste de la société, tandis que les classes qui ont fait leur temps s'y opposent. Chaque mode de production a sa loi économique fondamentale qui en exprime l'essence et en définit les principaux aspects et les principales lignes de développement. L'économie politique
étudie d'abord les lois particulières à chaque degré d'évolution de la production et de l'échange, et ce n'est qu'à la fin de cette étude qu'elle pourra établir les quelques lois tout à fait générales qui sont valables en tout cas pour la production et l'échange. (F. ENGELS : Anti-Dühring, 2e partie, ch. I, p. 179, Editions Sociales, Paris, 1950.)
Par conséquent, le développement des différentes formations sociales obéit tant aux lois économiques qui leur sont propres, qu'à celles aussi qui sont valables pour toutes les formations, comme, par exemple, la loi de la correspondance nécessaire des rapports de production et du caractère des forces productives. Les formations sociales ne sont donc pas seulement séparées par les lois économiques propres uniquement au mode de production considéré; elles sont aussi reliées l'une à l'autre par des lois économiques valables pour toutes.
L'économie politique étudie les types fondamentaux de rapports de production que connaît l'histoire : la communauté primitive, l'esclavage, la féodalité, le capitalisme, le socialisme. La communauté primitive est un régime social antérieur à l'existence des classes. L'esclavage, la féodalité et le capitalisme sont des formes différentes de sociétés fondées sur l'asservissement et l'exploitation des masses laborieuses. Le socialisme est un régime social qui a mis fin à l'exploitation de l'homme par l'homme.
L'économie politique étudie l'évolution de la production sociale, des formes inférieures aux formes supérieures ; l'apparition, le développement et la disparition des régimes sociaux fondés sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Elle montre comment toute la marche de l'histoire prépare la victoire du mode de production socialiste. Elle étudie, ensuite, les lois économiques du socialisme, les lois de la naissance de la société socialiste et de son développement vers la phase supérieure du communisme.
Ainsi, l'économie politique est la science qui traite du développement des rapports des hommes entre eux dans la production sociale, c'est-à-dire des rapports économiques des hommes. Elle fait apparaître les lois qui régissent la production et la répartition des biens matériels dans la société humaine aux différents stades de son développement. La méthode de l'économie politique marxiste est celle du matérialisme dialectique. L'économie politique marxiste- léniniste applique les principes fondamentaux du matérialisme dialectique et du matérialisme historique à l'étude du régime économique de la société.
A la différence des sciences de la nature, telles que la physique, la chimie, etc., l'économie politique ne peut recourir, pour étudier le régime économique de la société, à des essais, des expériences de laboratoire faites dans des conditions artificielles, éliminant les phénomènes qui empêchent l'examen d'un processus à l'état pur.
L'analyse des formes économiques, signalait Marx, ne peut s'aider du microscope et des réactifs fournis par la chimie ; l'abstraction est la seule force qui puisse lui servir d'instrument. (K. Marx : Le Capital, livre I, t. I. Préface de la première édition allemande, p. 18, Editions Sociales, Paris, 1947.)
Tout régime économique offre une physionomie complexe et contradictoire. Une étude scientifique doit aller au-delà des apparences superficielles que présentent les phénomènes économiques et, s'aidant de l'analyse théorique, mettre en évidence les processus sous-jacents, les traits économiques fondamentaux qui expriment l'essence des rapports de production considérés, et faire abstraction des traits secondaires. Cette analyse scientifique conduit aux catégories économiques, c'est-à-dire aux notions qui sont l'expression théorique des rapports réels de production de ta formation sociale considérée, tels que, par exemple, la marchandise, la valeur, la monnaie, la gestion équilibrée, le prix de revient, la journée-travail, etc.
La méthode de Marx consiste à s'élever progressivement des catégories économiques les plus simples aux plus complexes, ce qui correspond au mouvement ascendant de la société évoluant des formes inférieures aux formes supérieures. Dans cette étude des catégories de l'économie politique, la recherche logique se double d'une analyse historique du développement social.
Marx, analysant les rapports de production capitalistes, commence par dégager le rapport général le plus simple et le plus fréquent : l'échange d'une marchandise contre une autre. Il montre dans la marchandise, cellule de l'économie capitaliste, le germe des contradictions du capitalisme. Partant de l'analyse de la marchandise, il explique l'apparition de la monnaie, retrace, le processus de la transformation de l'argent en capital, dévoile l'essence de l'exploitation capitaliste. Il montre comment le développement social conduit inéluctablement à la chute du' capitalisme, à la victoire du communisme.
Lénine a indiqué que l'exposé de l'économie politique devait caractériser les périodes successives du développement économique. Aussi le présent cours examine-t-il les principales catégories de l'économie politique — marchandise, valeur, monnaie, capital, etc. — dans l'ordre historique où elles sont apparues aux différents stades de l'évolution de la société humaine. C'est ainsi qu'on trouvera déjà des notions élémentaires sur la marchandise et la monnaie dans les chapitres consacrés aux formations précapitalistes. Mais ces catégories sont examinées plus à fond dans la partie où est étudiée l'économie capitaliste évoluée, où elles atteignent leur plein développement. Le même ordre d'exposition est suivi pour l'économie socialiste. Dans la partie consacrée à la période de transition du capitalisme au socialisme, il est donné une notion élémentaire de la loi économique fondamentale du socialisme, de la loi du développement harmonieux, proportionné de l'économie nationale, de la répartition selon le travail, de la valeur, de la monnaie, etc. Mais l'étude complète de ces lois et de ces catégories est abordée dans la partie consacrée au « Système socialiste d'économie nationale ».
L'économie politique, à la différence de l'histoire, ne se propose nullement d'étudier l'histoire du développement de la société dans toute sa diversité concrète. Elle donne des notions fondamentales sur les traits essentiels de chaque système d'économie sociale. A côté de l'économie politique, il existe d'autres disciplines scientifiques qui étudient les rapports économiques dans les branches particulières de l'économie nationale, sur la base des lois découvertes par l'économie politique : l'économie de l'industrie, l'économie de l'agriculture, etc.
L'économie politique s'occupe non de problèmes nébuleux, détachés de la vie, mais de problèmes réels et brûlants s'il en est, qui affectent les intérêts vitaux des hommes, de la société, des classes. La chute du capitalisme et la victoire du système socialiste d'économie sont-elles inévitables ? Les intérêts du capitalisme sont-ils en contradiction avec ceux de la société et du progrès humain ? La classe ouvrière est-elle le fossoyeur du capitalisme ? Est-elle appelée à libérer la société du capitalisme ? A toutes ces questions et à d'autres questions semblables les économistes donnent des réponses différentes selon les intérêts des classes dont ils se font les interprètes. On s'explique ainsi qu'il n'existe pas à l'heure actuelle une économie politique commune à toutes les classes de la société, mais qu'il en existe plusieurs : l'économie politique bourgeoise, l'économie politique prolétarienne, et enfin celle des classes intermédiaires, l'économie politique petite-bourgeoise.
Il est donc absolument faux de prétendre, comme certains économistes, que l'économie politique est une science neutre, qu'elle n'est pas une science de parti, qu'elle est indépendante de la lutte des classes sociales et sans aucune attache, directe ou indirecte, avec un parti politique quelconque.
Peut-il exister une économie politique objective, impartiale, qui ne craint pas la vérité ? Sans aucun doute. Ce ne peut être que celle de la classe qui n'a pas intérêt à dissimuler les contradictions et les plaies du capitalisme, à voir se perpétuer l'ordre capitaliste, de la classe dont les intérêts se confondent avec ceux de l'affranchissement de la société asservie par le capitalisme, de la classe dont les intérêts sont aussi ceux du progrès humain. Cette classe, c'est la classe ouvrière. Aussi seule une économie politique qui défend les intérêts de la classe ouvrière peut-elle être objective et désintéressée. Cette économie politique est celle du marxisme-léninisme.
L'économie politique marxiste est un élément essentiel de la théorie marxiste-léniniste. Les grands dirigeants et théoriciens de la classe ouvrière, Karl Marx et Friedrich Engels, ont été les fondateurs de l'économie politique prolétarienne. Dans son ouvrage génial, Le Capital, Marx a mis en lumière les lois qui régissent la naissance, le développement et la chute du capitalisme ; il a apporté la démonstration économique de la nécessité de la révolution socialiste et de l'établissement de la dictature du prolétariat Marx et Engels ont formulé dans ses grandes lignes la théorie de la période de transition du capitalisme au socialisme et des deux phases de la société communiste.
La doctrine économique du marxisme a été développée dans les ouvrages de Lénine, fondateur du Parti communiste et de l'Etat soviétique et génial continuateur de l'œuvre de Marx et d'Engels. Lénine a enrichi la science économique marxiste d'une synthèse de l'expérience acquise dans les conditions nouvelles du développement historique en créant la théorie marxiste de l'impérialisme; il a montré la nature économique et politique de l'impérialisme et fourni les premiers éléments de la loi économique fondamentale du capitalisme moderne; il a élaboré dans ses grandes lignes la théorie de la crise générale du capitalisme; il est l'auteur d'une théorie nouvelle, achevée, de la révolution socialiste; il a donné une solution scientifique aux principaux problèmes de l'édification du socialisme et du communisme.
S'appuyant sur les ouvrages fondamentaux de Marx, Engels et Lénine, qui ont créé une économie politique réellement scientifique, Staline, le grand compagnon d'armes et le disciple de Lénine, a formulé et développé un certain nombre de thèses nouvelles. Les décisions du Parti communiste de l'Union soviétique et des partis communistes frères, les travaux des compagnons d'armes et des disciples de Lénine et de Staline, dirigeants de ces partis, ne cessent d'enrichir la théorie économique marxiste-léniniste de déductions et de thèses nouvelles en partant de la synthèse de la pratique de la lutte révolutionnaire et de l'édification du socialisme et du communisme.
L'économie politique marxiste-léniniste
est une arme idéologique puissante entre les mains de la classe ouvrière
et de toute l'humanité laborieuse qui luttent pour s'affranchir de l'oppression
capitaliste. Ce qui fait la force et la vitalité de la théorie
économique du marxisme-léninisme, c'est qu'elle arme la classe
ouvrière et les masses laborieuses de la connaissance des lois du développement
économique de la société, qu'elle leur donne de claires
perspectives et la certitude de la victoire définitive du communisme.