Cette Europe n’est pas la nôtre

Table des matières: 
Études marxistes no. 105
Auteur: 
Herwig Lerouge

Le 25 mai 2014, il y aura des élections européennes. En Belgique, elles risquent de passer au troisième plan. Les enjeux fédéraux et régionaux, qui feront l’objet d’élections à la même date, leur feront beaucoup d’ombre. Pourtant, de nombreuses décisions des gouvernements fédéraux et régionaux ne sont que la transcription de directives européennes en lois et décrets belges et régionaux. Et ces directives vont presque toujours dans le même sens : flexibilité du travail, remplacement des emplois stables par des emplois temporaires et à temps partiel, chasse aux chômeurs, suppression de la préretraite et recul de l’âge légal de la retraite, privatisation des télécommunications, de la poste, des chemins de fer, marchandisation généralisée dans l’enseignement et dans la santé, réduction du nombre de fonctionnaires, suppression d’avantages sociaux divers, hausse de la TVA…

Austérité, austérité et encore austérité pour les travailleurs.

Mais les décisions européennes sont prises à l’abri de tout regard populaire. La politique économique et sociale a été placée sous la tutelle d’ « experts » issus directement des grands groupes financiers. Les États membres disposent de moins en moins de liberté d’élaborer leur budget et de définir leurs priorités ainsi que leur politique fiscale et sociale.

Nous faisons le bilan de la politique de crise menée par les grands groupes politiques européens traditionnels : socialistes, libéraux, démocrates-chrétiens. Nous pesons la valeur de leur discours sur une « autre Europe », plus sociale pour les uns, plus puissante pour les autres.

Nous traçons enfin quelques pistes d’un programme de lutte contre cette Union européenne patronale, libérale, autoritaire et va-t-en-guerre.

Pour que le débat européen ait la place qui lui revient à l’occasion de « la mère de toutes les élections ».