Le capitalisme est à l’abri dans les mains du SNP

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Études marxistes no. 109

Lors des élections dans quelques mois, l’Écosse aura choisi de devenir un pays indépendant ou de continuer à faire partie du Royaume-Uni. Il n’y a pourtant jamais eu de majorité pour l’indépendance à l’époque contemporaine ; pourquoi nous pose-t-on donc cette question maintenant ?

Le Scottish National Party, SNP (parti national écossais) s’est récemment présenté comme une alternative sociale-démocrate et a cristallisé le vote de protestation en Écosse, où les gens ont perdu leurs illusions envers le parti travailliste. Cela n’a pas toujours été le cas : le SNP était jadis surnommé les Tories141 écossais.

Le vote de protestation s’exprime surtout aux élections parlementaires écossaises tandis qu’aux élections nationales, les gens continuent plutôt à voter travailliste. L’an passé, les travaillistes ont pris deux sièges au SNP dans des élections partielles. Depuis, les travaillistes ont gardé leurs sièges.

La combinaison de l’intelligence tactique du SNP et des performances catastrophiques des travaillistes écossais a néanmoins conduit à une majorité absolue du SNP aux dernières élections parlementaires écossaises. C’était une victoire retentissante dans un système conçu pour empêcher n’importe quel parti d’obtenir un pouvoir absolu ; d’une certaine façon, cette victoire était un accident attendu.

L’indépendance n’était pas un thème de la campagne électorale. Beaucoup de ceux qui ont voté pour le SNP ne s’attendaient pas à ce résultat et le SNP lui-même probablement pas non plus. Le SNP a longtemps été dominé par des partisans d’une approche graduelle. Ils se voyaient probablement continuer à revendiquer une plus grande dévolution de pouvoirs au parlement écossais au fil des ans, plutôt que de se retrouver soudain dans la position de revendiquer l’indépendance. Les manifestations pour l’indépendance n’ont pas été très impressionnantes ; les organisateurs de la campagne pour le « oui » viennent d’annuler l’ultime manifestation prévue avant le référendum.

Consciente de la faiblesse de sa position, la direction du SNP a voulu convaincre le peuple écossais que l’indépendance signifierait conserver tout ce qu’ils apprécient dans la Grande-Bretagne et a cherché à ne pas se présenter comme trop cassante ou radicale. Ainsi, d’après le livre blanc Scotland’s Future142, nous conserverions les grandes institutions britanniques comme la BBC, le sauvetage en mer143, et… la loterie nationale.

Le SNP a déclaré unilatéralement, avant même toute négociation autour de ces questions, qu’il ne fallait pas se faire de souci : l’Écosse conserverait la livre et la monarchie, resterait dans l’Union européenne et dans l’Otan. L’affirmation que rien ne changerait dans une Écosse indépendante sauf que nous aurions moins de conservateurs et plus d’allocations familiales commença à être sérieusement mise à mal lorsque le ministère des Finances britannique refusa une union monétaire et que l’UE affirma clairement qu’une Écosse indépendante devrait réintroduire sa candidature à l’adhésion, ce qui pourrait s’avérer un processus difficile.

Le SNP fait semblant qu’une Écosse indépendante hériterait de tous les droits (si on peut dire) qu’elle détient actuellement en faisant partie du Royaume-Uni. Il s’agit d’un non-sens. Si l’Écosse vote pour l’indépendance, elle quittera les structures du Royaume-Uni. Comme dans beaucoup de divorces, il y aura des négociations longues et ardues sur la manière de diviser les dettes et les avoirs, mais l’Écosse n’aura pas le droit d’utiliser les institutions britanniques. Elle pourra négocier ses parts de ressources naturelles, mais devra mettre sur pied une BBC écossaise, une nouvelle institution du sauvetage en mer, une loterie nationale, etc.

Vous ne trouveriez pas normal que votre partenaire vous annonce qu’il vous quitte et puis qu’il repasse chaque soir pour regarder la télévision, préparer les repas sur votre cuisinière sous prétexte qu’il s’agit « d’avoirs partagés ». Vous auriez un accord sur qui aurait le chat, la collection de CD et la machine à café, vous établiriez des comptes en banque séparés et prendriez des chemins séparés. Pourtant, le SNP semble vouloir déménager sans déménager et avoir l’indépendance sans être indépendant.

Lorsque les partis nationaux parlant au nom du reste du Royaume-Uni aussi bien que de l’Écosse objectèrent qu’une union monétaire avec l’Écosse ne pourrait avoir lieu, on les a bien sûr accusés d’intimidation. Chaque roue qui se détache du wagon indépendantiste de Salmond144 est attribuée aux conservateurs anglais. En réalité, les problèmes proviennent de la réticence du SNP à expliquer au peuple écossais ce que signifierait vraiment l’indépendance, que ce pourrait être un processus difficile et complexe avec peu de garanties, qui pourrait avoir des conséquences très négatives. Malgré cela, l’idée de l’indépendance attire de nombreuses personnes.

Les mouvements nationalistes doivent d’abord être jugés par leur contenu de classe. Les forces favorables à l’indépendance vont d’assez grands capitalistes, comme Brian Soutar, un chrétien fondamentaliste, ou le propriétaire homophobe de la compagnie de bus Stagecoach, à des éléments de la classe moyenne libérale, aux Verts, à toutes sortes de trotskistes et à un nombre significatif de militants du mouvement travailliste. De plus, certains capitalistes étrangers, comme Rupert Murdoch, se sont acoquinés avec le gouvernement du SNP. Les opposants à l’indépendance constituent un pot-pourri similaire — mais sans les Verts ni les trotskistes.

Dans ces conditions, la revendication de l’indépendance ne semble pas refléter un intérêt de classe cohérent. Toutes les couches soutenant le « oui » croient qu’une Écosse indépendante leur sera plus favorable, ce qui ne sera manifestement pas le cas.

Bien que l’indépendance ne soit pas dans l’intérêt d’une classe ou d’une autre, le mouvement pour l’indépendance est néanmoins dominé par le SNP, qui en dépit de son apparence sociale-démocrate, est un parti du capitalisme. Dans une Écosse indépendante, il engagerait l’impôt des entreprises dans un glissement vers le bas pour attirer le capital parasite. Comment pourrait-il alors tenir ses promesses de bien-être social ?

En dépit des leçons de la crise bancaire, il continue à miser sur le secteur financier écossais. Le secteur bancaire écossais a actuellement une taille correspondant à douze fois le PNB de l’Écosse ; pour le reste du Royaume-Uni, elle est moins de cinq fois le PNB. En comparaison, avant le krach financier de 2007, l’Islande et l’Irlande avaient chacune des secteurs bancaires correspondant à environ sept fois leur PNB145. Il y a de quoi être inquiet.

Le SNP évoque aussi le potentiel du pétrole de la mer du Nord et compare l’Écosse à la Norvège. En Norvège, des sections importantes de l’industrie sont contrôlées par l’État ; le SNP ne propose pas de transformer la propriété et la gestion de cette ressource limitée.

Fondamentalement, on demande au peuple écossais de suivre une fraction de la classe capitaliste. La gauche pro-indépendantiste a son propre programme, mais ne constitue pas la force dirigeante de la campagne. On fait valoir une Écosse meilleure sans les conservateurs, mais en réalité les nationalistes demandent à la classe ouvrière de s’allier aux capitalistes pour créer une Écosse capitaliste.

La gauche en faveur de l’indépendance avance cinq arguments liés entre eux, bien que tous ceux qui soutiennent l’indépendance n’y souscrivent pas :

  • L’Écosse n’a pas voté pour les conservateurs et l’austérité et, dès lors, serait dans une meilleure position avec un gouvernement de gauche à Holyrood146, qui refléterait mieux les désirs du peuple écossais.
  • Notre histoire, notre culture et nos traditions sont différentes de celles de l’Angleterre et on les dit plus progressistes. Elles pourraient s’exprimer dans une Écosse indépendante.
  • Cela briserait l’État britannique
  • L’Écosse est opprimée par l’Angleterre et le mouvement pour l’indépendance est une lutte de libération nationale.
  • Plus il y a de régionalisme, mieux c’est ; que les Écossais gèrent leurs propres affaires serait plus démocratique.

L’objection principale à ces arguments est qu’ils ignorent les relations de classes réelles dans le mouvement indépendantiste, ils escamotent la lutte des classes et les mouvements progressistes dans d’autres parties du Royaume-Uni, en particulier en Angleterre. Quant au Pays de Galles ou à l’Irlande du Nord, personne n’en parle jamais.

Certains rêvent d’un réalignement de la politique écossaise après l’indépendance. Mais si cela devait se passer, pourquoi cela n’arrive-t-il pas déjà en luttant contre la dictature des conservateurs ? Nous élisons peu-être beaucoup moins de conservateurs qu’en Angleterre, mais cela fait-il progresser la lutte de classes qui nous permettrait de réaliser le rêve de la justice sociale et d’une Écosse sans armes nucléaires ?

Le conflit récent au sein de l’entreprise chimique Ineos à Grangemouth l’a clairement montré. Les travailleurs écossais ont fait preuve d’une attitude courageuse, mais n’ont pas été plus capables de vaincre la puissance du capital étranger que ne l’auraient été leurs camarades anglais. Ils n’ont pas fait preuve d’une combativité sensiblement plus grande et la société écossaise ne s’est pas ralliée à eux pour leur offrir un soutien effectif. Le gouvernement écossais a accepté, comme le parlement de Westminster l’avait fait, d’injecter des subsides et de soutenir le capital privé plutôt que les travailleurs. Entre-temps, le syndicat RMT147 du transport organise des actions pour défendre les emplois et le service du métro de Londres.

Une Écosse indépendante pourrait (ou pas) être plus sociale-démocrate à court terme. Tout réalignement de la politique ferait plus que probablement naître une nouvelle droite, puisque Salmond et Sturgeon nagent dans un océan capitaliste et devraient suivre des politiques néolibérales d’austérité pour survivre. Ils en feraient sans aucun doute porter la responsabilité aux arrangements défavorables auxquels ils auraient été contraints après l’indépendance et aux « méchants » de service, les Anglais.

Nous ne sommes d’ailleurs pas condamnés à une majorité conservatrice à perpétuité ; un futur gouvernement travailliste à Westminster est parfaitement possible. Les travaillistes devancent constamment les conservateurs dans les sondages d’opinion et le soutien à la coalition est érodé par l’UKIP148 et par l’effondrement du vote libéral-démocrate.

Sans les votes écossais, la défaite des conservateurs serait beaucoup plus difficile à atteindre, si bien que l’indépendance, plutôt que d’être un guide pour la classe ouvrière anglaise, comme certains le prétendent, constituerait plutôt un abandon. Il ne serait dans l’intérêt de personne d’avoir une majorité plus ancrée à droite dans le parlement du reste du Royaume-Uni, que l’Écosse soit « indépendante » ou pas.

Nous pouvons nous attendre à ce que le parti travailliste et les mouvements progressistes scindent leurs organisations après l’indépendance. Les travailleurs du nord et du sud de la frontière seraient opposés les uns aux autres par les multinationales qui dominent notre économie. Il a toujours été très difficile de lutter contre les intérêts régionaux et de forger l’unité de la classe ouvrière. Comment serait-ce plus facile dans une séparation ?

Une autre réflexion pour ceux qui pensent que l’indépendance est la seule option progressiste est le fait que, sans le vote des parlementaires écossais, le Royaume-Uni serait maintenant en guerre en Syrie.

Par ailleurs, la gauche pro-indépendantiste justifie sa position en argumentant que l’Écosse a une tradition radicale profondément enracinée qui formerait d’une certaine façon la base d’une marche continue vers la gauche une fois que l’indépendance serait acquise. L’Écosse a en effet des traditions historiques et radicales magnifiques qui continuent à se manifester aujourd’hui. La promotion de celles-ci est un élément vital de la lutte de classes, mais c’est précisément la manière dont nous interprétons l’histoire et célébrons notre culture qui reflète un conflit d’idéologies. On ne peut pas considérer cela comme un acquis. Pendant que nous célébrons Robert Burns149, Red Clydeside150 et la participation écossaise à la guerre civile espagnole, beaucoup d’autres Écossais assistent aux parades militaires d’Édimbourg et tirent fierté des régiments écossais.

La tendance à affirmer que la domination anglaise freine la classe ouvrière écossaise est incorrecte. Il est vrai que l’Écosse ne vote pas actuellement pour les conservateurs, mais ce n’est pas le cas non plus de larges portions du nord de l’Angleterre et de Londres. Les traditions progressistes de l’Angleterre ne sont jamais prises en considération ni sa composition ethnique changeante qui influence sa politique. La classe a plus d’importance que la géographie. C’est fondamentalement le capitalisme qui nous freine et pas l’Angleterre.

À plusieurs reprises, des personnes de gauche ont laissé entendre, ou affirmé parfois explicitement, que l’Écosse est par nature socialiste, social-démocrate ou de gauche. Un porte-parole du Common Weal, projet qui promeut une Écosse indépendante sur le modèle social scandinave, a répété deux fois lors de l’inauguration de l’assemblée populaire d’Écosse que « la justice sociale est dans nos gènes ».

Dans un récent article du Morning Star151, l’auteur écrit : « L’idée que l’Écosse doive rester afin de sauver les Anglais d’eux-mêmes est extrêmement bizarre. Comme chaque démocratie, l’Angleterre obtient le gouvernement qu’elle élit, y compris le gouvernement actuel. Si la gauche anglaise veut se reconstruire, elle doit commencer par faire appel aux électeurs anglais, pas à ceux des pays voisins. » Quels sont les « Anglais » auxquels l’auteur fait référence ? Les membres d’un magma national que nous pouvons tous détester indépendamment de leur classe ou origine ethnique ? C’est la pensée chauvine source de division qui est promue par le capitalisme. Dans les villes et quartiers ouvriers, les gens en Angleterre votent travailliste. C’est un acte de solidarité de rester à leurs côtés contre l’austérité et d’écarter les conservateurs aux prochaines élections générales. L’internationalisme n’est pas toujours facile, mais il est toujours correct.

L’autre argument de gauche important pour l’indépendance est que cela briserait l’État britannique. De nouveau, c’est une proposition séduisante avec laquelle il est difficile de ne pas être d’accord à première vue. Mais dans quelle mesure cela deviendrait-il une réalité ? La version du SNP de l’indépendance — et non pas la vision utopiste de ce que nous souhaiterions qu’elle soit — maintient un grand nombre des institutions de l’État et appelle à la collaboration dans des matières telles que la défense et le renseignement. Les représentants de ce qui serait le reste du Royaume-Uni sont de plus en plus opposés à cette vision, mais, même si l’Écosse se sépare, il est difficile de voir en quoi cela changerait grand-chose. L’État du reste du Royaume-Uni poursuivrait sa vie sans être affecté par son voisin du Nord qui vote travailliste.

Une certaine opinion prétend aussi que l’Écosse est opprimée par l’Angleterre et que le nationalisme écossais est comme un mouvement de libération nationale.

Les États-nations capitalistes sont apparus en Europe à travers les 17e, 18e et 19e siècles. L’Angleterre était loin en tête dans la résolution de ses contradictions féodales dynastiques, dans la création d’un État centralisé et dans sa stratégie tournée vers l’extérieur et la domination mondiale.

D’autres pays ont eu des ambitions semblables, y compris l’Écosse. En 1695, le parlement écossais a fondé la Banque d’Écosse et la Compagnie d’Écosse afin de rassembler du capital pour le commerce avec l’Afrique et les Indes. En quelques semaines, environ un cinquième de la richesse du pays a été rassemblé dans ce fonds qui a fait naufrage à cause du désastreux projet de fonder une colonie écossaise au Panama, au Darién, pour contrôler l’isthme. Sir William Patterson, le principal avocat de ce projet, tomba en disgrâce, mais fit plus tard une brillante carrière, devenant entre autres l’un des fondateurs de la Banque d’Angleterre.

L’Écosse a donc fait faillite à cause du projet Darién et la seule manière de soutenir ses ambitions impériales a été l’union avec l’Angleterre. Une partie de la noblesse écossaise fit demande à l’Angleterre d’effacer la dette nationale écossaise et de stabiliser sa monnaie. On aboutit à un accord et la livre écossaise reçut la valeur fixe d’un shilling. On peut donc affirmer que la livre est anglaise et non pas un avoir partagé comme le prétend Alex Salmond. Trois cents ans plus tard et avec le système financier écossais, y compris la Banque d’Écosse, mis de nouveau sous tutelle, on se demande si certains en Angleterre ne remettraient pas en question l’utilité de leur partenaire écossais dans ce système monétaire.

Complices, nous l’avons certainement été lorsque les Écossais avaient des rôles de premier plan à tous les échelons de l’Empire britannique et que le capitalisme « écossais » en bénéficiait. Tout comme les avantages apportés par l’empire ont été utilisés pour acheter la loyauté de la classe ouvrière anglaise, il en fut de même en Écosse.

L’argument selon lequel il est préférable que les décisions se prennent plus localement par les personnes qu’elles affectent est également erroné. Il met les intérêts de classe de côté en imaginant qu’une plus grande délégation du pouvoir le rendra plus proche du peuple. Toute notre expérience du capitalisme nous montre qu’il n’en est rien. Les gouvernements nationaux, les conseils régionaux ou communautaires ne produisent pas une politique plus radicale ou plus responsable. C’est la lutte des classes qui le fait.

En conclusion, du côté positif du bilan, est-il possible que, grâce à l’indépendance, l’Écosse soit à même de poursuivre des politiques plus sociales-démocrates au bénéfice du peuple écossais ? Même cela est improbable, puisque l’Écosse devrait gérer la pression de fonctionner dans une économie globale néolibérale et que le SNP implémentera ses politiques économiques en faveur du capital. Pourquoi d’ailleurs devrions-nous croire les promesses du SNP sur la sécurité sociale ou sur les sous-marins nucléaires ? Nous ne prenons généralement pas pour argent comptant ce que nous disent les politiciens capitalistes.

L’indépendance ne signifie pas que les affaires continueraient comme avant, mais elle serait un processus compliqué et incertain qui produirait un grand nombre de conséquences négatives et inattendues socialement et économiquement.

Sur la base de ce qui se passe actuellement, il n’y a aucune preuve que les idées de gauche ou socialistes se développeront mieux dans une Écosse indépendante. Le reste du Royaume-Uni aurait une majorité de droite consolidée dans son parlement qui exercerait pouvoir et influence sur une Écosse indépendante, sur les autres peuples de l’île ainsi qu’au niveau international et nous aurions moins de possibilités d’infléchir le cours des choses.

Le mouvement progressiste et travailliste serait institutionnellement divisé et deviendrait la proie d’un capitalisme faisant la promotion des intérêts particuliers si bien que nous finirions par nous combattre les uns les autres plutôt que de lutter contre notre ennemi réel. Ces divisions commencent déjà à apparaître et il est triste que tant de temps et d’énergie soient dépensés aux « pour » et « contre » l’indépendance au lieu de les consacrer à la construction d’une opposition à l’austérité capitaliste.

Frieda Park est collaboratrice à The Socialist Correspondant.

 

Cet article a été publié pour la première fois, dans The Socialist Correspondant, plusieurs mois avant le référendum qui a vu la victoire du « non » àl’indépendance.


141 Les Tories sont les conservateurs britanniques.

142 Scotland’s Future, Gouvernement écossais, novembre 2013.

143 The Royal National Lifeboat Institution.

144 Le leader du parti indépendantiste SNP. Il a démissionné après le référendum (ndlr).

145 « Alex Salmond’s big problem », The Economist, 22 février 2014.

146 Holyrood est un quartier d’Édimbourg qui abrite le parlement écossais.

147 National Union of Rail, Maritime and Transport Workers

148 UKIP (UK Independence Party), parti britannique de droite anti-européen.

149 Poète écossais du 18e siècle, icône de la culture de l’Écosse.

150 Nom donné à une période de radicalisme politique de 1910 à 1930 à Glasgow et ses environs (sur les rives du fleuve Clyde).

151 Pam Currie, « The most progressive option on the table », The Morning Star, 23 février 2014.