Pour une économie démocratique de l’avenir

Table des matières: 
Études marxistes no. 115
Auteur: 
Bernd Riexinger
Réflexions sur un programme digital de gauche1

La nouvelle poussée de digitalisation pourrait provoquer des bouleversements de grande portée dans le travail et dans la vie de tous les jours. Souvent, ce n’est vu que comme scénario catastrophe. La nette augmentation de la productivité du travail et les nouvelles formes de production peuvent cependant offrir aussi des possibilités de choix personnels de travail et de vie, d’une organisation socialement plus équitable et plus écologique de l’économie — et pour de nouvelles formes de démocratie touchant le quotidien et le travail.

Défis de la digitalisation

Du fait de la digitalisation prend naissance un « espace global d’information et de communication2 » que les entreprises peuvent utiliser comme une sorte d’ « eBay de forces de travail ». Les trusts pourraient, dans une mesure encore inconnue, chercher des forces de travail sans les lier à l’entreprise. Le rythme du développement technologique rend possible « aux puissances économiques de passer à la “guerre de mouvement”, pour reprendre l’expression de Gramsci3 » ; ainsi les trusts d’envergure mondiale menacent encore plus des structures nationales comme la participation, le droit du travail et l’État providence comme terrains d’action des syndicats. Les possibilités déjà développées de crowdsourcing et de cloudworking changent dramatiquement les relations de travail. Dans des contrats pour un travail défini, de nouveaux faux indépendants échappent au droit du travail et aux lois de participation. Du fait de leur dispersion spatiale et de leur emploi pour un projet particulier, il est difficile de les organiser. Par des portails tels que freelancer.com, il y a actuellement environ 15 millions de tels freelancers en activité ; McKinsey estime que d’ici 2020, ils pourraient être quelque 160 millions4.

Ce serait faire preuve de myopie que de penser que seuls les peu qualifiés seront touchés par les risques de la digitalisation. Les plus grandes exigences de qualification et les changements dans l’organisation de la production pourraient tout aussi bien conduire à une « crise de la formation de travailleurs qualifiés » massive5. Dans l’industrie, il faudra une discussion en profondeur sur la question de savoir si s’installe soit une organisation du travail horizontale avec moins de hiérarchie, soit une polarisation entre d’une part des équipes de forces de travail très spécialisées, avec de plus hautes qualifications et plus de latitude dans le contenu de leur travail que les travailleurs qualifiés actuels et d’autre part des travailleurs précaires qui ont peu de latitude dans l’exécution de leur travail6. Socialement, le plus grand défi consiste à éviter que le fossé s’élargisse. Car seul en profiterait un petit groupe de spécialistes hautement qualifiés et mobiles tandis que de grands groupes de travailleurs et travailleuses qualifiées reculeraient et que se développerait un segment croissant de « cyberprécariat » oscillant dans l’insécurité d’emploi entre le statut d’indépendant isolé et le chômage7. Le « chômage de haute technologie8 », qui ne peut être compensé que par la naissance d’autres domaines d’emploi, devient une caractéristique déterminante du capitalisme digitalisé. Il s’ensuit qu’une partie croissante de la société risque de se trouver perpétuellement exclue de la participation à la vie sociale.

La digitalisation dans les conditions du capitalisme néolibéral des marchés financiers menace d’enterrer aussi, pour d’autres raisons, les conditions sociales d’une démocratie : de grands investissements en capital, une nouvelle sorte de « réseaux globaux de création de valeur ajoutée9 » et une concurrence croissante dans un environnement de crises économiques mondiales vont favoriser la concentration du capital et des entreprises. À cela s’ajoutent les dangers des big data, des nouvelles technologies de surveillance et des monopoles de l’économie privée sur la connaissance produite socialement.

Une chose est certaine : le développement technologique ne va pas de lui-même conduire à l’émancipation. Sans changement des rapports de force sociaux entre travail et capital, la digitalisation ne fera que renforcer les tendances existantes à la précarisation, à la dérégulation, à la dispersion de la classe ouvrière et à la dissolution de la démocratie.

La politique du gouvernement fédéral va précisément dans cette direction, malgré toutes ses déclarations de respect de « travail décent ». Andrea Nahles10 veut, dans le cadre des discussions sur le « Travail 4.0 », une nouvelle définition de contrat de travail ordinaire11. Vu la précarisation et la dispersion actuelles de la classe ouvrière, cela a certainement du sens et c’est nécessaire. Toutefois, des propositions concrètes se font attendre quant à la protection sociale des indépendants isolés et quant à l’adaptation du droit du travail à de nouvelles formes d’emploi telles que les crowdworking et cloudworking, tout comme des mesures pour combattre l’emploi précaire. L’ « agenda digital » de la grande coalition12 est, au fond, pour des trusts privés, une subvention de nombreux milliards d’argent public destinée à protéger, de positions concurrentielles en croissance, le modèle néolibéral dominé par l’exportation.

La gauche sociale doit y opposer un projet propre qui, partant de la lutte sur l’organisation future du travail, offre des perspectives de nouvelle voie pour la société, une grande transformation par rapport au capitalisme néolibéral. Ce que, dans une société, on considère comme normal et allant de soi, quelles idées de travail décent et de bonne vie sont socialement généralisées (ou peuvent l’être), c’est une question de la lutte de classes pour l’hégémonie. Il s’agit de formuler les droits des différents groupes de salariés à un travail décent et à une vie décente — des principes qui devraient aller de soi dans une société riche — de manière telle qu’ils se développent en revendications communes pour une autre réglementation du travail. Mais cela ne peut pas signifier un simple retour à l’ancien « contrat de travail ordinaire » du travail industriel totalement accordé au masculin.

Vers un nouveau contrat de travail ordinaire

Pour tout le monde, le travail doit être sûr, planifié et de plus courte durée ; il doit respecter l’égalité entre hommes et femmes, être partagé équitablement, offrir plus de latitude à la disposition de soi-même et être organisé démocratiquement. Cela signifie concrètement que l’avenir doit pouvoir être planifié et qu’il nécessite des conventions salariales pour tous.

La Bundesvereinigung der Deutschen Arbeitgeberverbände (BDA), l’organisation qui fédère les employeurs allemands, veut utiliser la digitalisation pour étendre le travail précaire en faisant un usage non réglementé de contrats à durée déterminée et d’outsourcing à des indépendants précaires (contrats pour un travail déterminé, cloudworking) et en vidant de leur substance les conventions salariales. Contre ce projet, il faut intervenir avec une large mobilisation commune pour la suppression du travail intérimaire, pour la limitation des contrats à durée déterminée ou pour un travail déterminé et pour la conversion des mini-jobs en emplois avec sécurité sociale et un salaire qui permette de vivre. Il faut réglementer strictement la situation d’indépendant isolé et le cloudworking comme formes d’emploi précaire digitalisé et assurer à ces travailleurs une protection sociale ; par exemple par une rétribution minimale et une assurance santé de base pour des indépendants isolés.

De la digitalisation résulte aussi une nouvelle forme d’internationalisation des relations de travail, mais il n’y correspond pas de droit international sur les contrats. C’est pourquoi il est urgent de trouver de nouveaux concepts d’un droit international en matière d’économie, de travail et de conventions salariales, avec un pouvoir de sanction.

Dans toute conception sociale de la digitalisation, un projet clé est la réduction du temps de travail et le repartage de l’emploi. Déjà actuellement, des millions de gens sont exclus d’un gagne-pain et d’une participation à la société et de nombreux travailleurs — en majorité des femmes — sont « sous-employés » à temps partiel contre leur gré. Du fait de la dérégulation du travail et du stress du temps, le burn-out est devenu une maladie de société. Pour beaucoup, il est de plus en plus difficile de combiner travail et vie privée. La nouvelle vague de rationalisations rend plus urgente que jamais une initiative de réduction du temps de travail et de répartition équitable du travail entre hommes et femmes. Cette initiative doit mettre au centre les souhaits, qui sont ceux de tous, mais avec des contenus très divers, d’avoir plus de temps choisi, et les réunir en une lutte commune. « Partager le travail, au lieu du stress continuel et de l’angoisse de l’existence » serait sans doute un bon slogan pour donner un rayonnement commun à la revendication d’un « temps plein plus court » de 28 à 32 heures et de modèles flexibles qui répondent à différentes phases de la vie, par exemple des années sabbatiques, des temps libérés pour la famille et des formations. Avec une réduction générale du temps de travail, la promesse de la digitalisation, à savoir décider plus soi-même comment on travaille et comment on vit, pourrait devenir la réalité pour tous : il doit être possible de travailler pour vivre et pas le contraire. Il s’agit en outre d’une question existentielle de la démocratie : si les salaires s’effondrent et que le travail est dérégulé plus encore, la richesse et le pouvoir se concentrent plus encore dans les mains de quelques super-riches et trusts géants.

Définir soi-même la flexibilité. En réaction à la digitalisation, la BDA exige plus de flexibilité du temps de travail (par exemple sous forme de comptes de temps de travail). Sous la pression du lobby des entrepreneurs, la grande coalition refuse d’approuver une loi antistress effective. Or c’est précisément ce dont on a besoin : un frein au stress continuel, au burn-out et au travail à la demande. Outre de meilleures prescriptions de protection du travail et un droit de veto individuel en cas de surcharge, les conseils d’entreprise et du personnel ont besoin aussi d’un droit contraignant de gestion paritaire dans les questions de forme d’organisation du travail, de durée de travail et de quantité de personnel des divers domaines de travail13. Lors de temps de concertation prévus dans les conventions, on pourrait développer une attitude collective de résistance au stress et à la surcharge.

Il faut en outre un droit étendu à l’éducation et à la formation continuée dans toutes les phases de la vie. La qualification des travailleurs est une responsabilité sociale qui ne peut être reportée sur les individus. Des programmes d’étude en alternance ou à temps plein financés par l’autorité publique (à partir d’impôts plus lourds des entreprises et des riches) doivent aller de pair avec un développement massif d’un système de formation accessible à tous. Cela doit être organisé de manière telle qu’on puisse acquérir de façon autonome de la connaissance au plus haut niveau et qu’on puisse développer des compétences pour donner un contenu démocratique au travail et au développement technologique.

Pour obtenir ce règlement du travail de l’avenir, il faut lutter dans les entreprises tant sur le terrain de la politique salariale que sur le terrain politique de la société. Une question clé est l’organisation de nouvelles formes de force de classe du « précariat digital » : des travailleurs précaires du développement logiciel, en passant par les millions de clickworkers et crowdworkers, au personnel de nouvelles entreprises géantes comme Amazon. Mais cela seul ne suffit pas : ce n’est que si nous nous attachons aussi aux intérêts de « noyaux » de l’industrie et du secteur public encore protégés par des conventions et organisés, mais (de diverses manières) fortement menacés qu’on pourra éviter que ceux-ci soient « ajustés vers le bas ». Il faut donc considérer un nouveau contrat de travail ordinaire comme une stratégie impérative pour lancer des ponts entre les exigences et les expériences des personnes les plus diverses qui dépendent d’un salaire : chômeurs, ouvriers et employés peu scolarisés des secteurs mal payés (et les plus menacés d’une rationalisation de leur travail), indépendants isolés précaires, travailleurs hautement qualifiés des services privés et publics…

En cela, un rôle important pourrait incomber aux travailleurs du secteur social : actuellement y travaillent nettement plus de gens que dans l’industrie d’exportation ; la plupart d’entre eux sont des femmes qui, malgré les exigences croissantes en qualification, sont toujours sous-payées et souvent de façon précaire. Lors des grèves du secteur social et dans les discussions sur les questions de santé et de maladie, la qualité du travail et des soins joue un rôle central. Des revendications d’un personnel suffisant à l’hôpital de la Charité à Berlin visent les éléments centraux du modèle néolibéral d’exportation ainsi que la politique qui y est liée, de sous-financer et de commercialiser tout ce qui est social. Le développement de services sociaux et d’infrastructures sociales pour tous, en combinaison avec une revalorisation et une déprécarisation du travail exercé dans ce secteur, établirait un pont de solidarité entre chômeurs, travailleurs précaires et travailleurs du secteur public et de l’industrie. Le nouveau contrat de travail ordinaire pourrait ainsi constituer un important pas en avant vers une transformation qui va plus loin encore et brise avec le modèle néolibéral d’exportation.

Vers une appropriation démocratique des forces de production digitales

Dans la lutte pour l’hégémonie pour une organisation sociale et écologique de la digitalisation, avec égalité des sexes, la démocratie est centrale. Malgré la collaboration des syndicats, sur les « plateformes » des ministères responsables de la politique digitale du gouvernement fédéral, ce sont surtout des experts et les représentants des entreprises qui ont la parole. Vu les rapports de force dans le capitalisme digitalisé, la stratégie sociale-démocrate d’une « alliance pour le travail » n’est pas non plus une recette de succès garanti. Au contraire, tout comme les plans précédents, il en résulte l’emprisonnement des syndicats dans la politique néolibérale nationale. Face à la nouvelle version d’une politique concurrentielle corporatiste, la gauche sociale doit réagir avec la vision d’une « économie démocratique du 21e siècle14 ».

Partant des expériences sur le lieu de travail, la lutte pour une démocratisation du travail doit aller de pair avec la perspective d’une démocratisation de l’ensemble de la société. La digitalisation impose des exigences plus élevées aux compétences des travailleurs et à leur connaissance de la production. Plus encore dans des temps de systèmes complexes de machines particulièrement vulnérables aux dérangements et de processus de travail automatisés, les travailleurs développent la compétence d’organiser le processus de la production. En même temps, par la pression du rendement et par les restructurations continuelles, les entreprises rendent impossibles le travail autonome et la collaboration. Une plus grande responsabilité dans le travail doit aller de pair avec un plus grand droit à la parole. C’est pourquoi il faut des droits contraignants de participation aux décisions sur les investissements et des droits de veto, par exemple contre l’outsourcing. Les conseils d’entreprise ne sont pas à eux seuls en mesure de donner forme à une élaboration nouvelle générale des soins de santé, de l’organisation du travail, des investissements et de l’innovation technologique. C’est pourquoi la perspective est : de nouvelles formes de participation directe en matière de forme et d’organisation du travail. On ne peut pas laisser plus longtemps aux mains des marchés financiers et des grands monopoles la décision de ce qui sera investi et où. Ce n’est qu’ainsi que la digitalisation pourra devenir la base matérielle d’une transformation sociale et écologique de l’économie et de la société.

Pour pouvoir décider démocratiquement des investissements, de la connaissance et de l’usage de la technologie, il faut satisfaire à une série de conditions : les infrastructures privées des technologies de l’information, des communications et de la recherche doivent devenir propriété publique. Les marchés financiers doivent être réduits en imposant drastiquement les possédants, les hedge funds et les banques et ils doivent être mis sous contrôle démocratique.

La richesse collective doit être utilisée à des investissements publics porteurs d’avenir. Les financements publics peuvent être liés au développement de parts de propriété pour les travailleurs. Nous devons développer un secteur public tourné vers l’avenir où il y a place tant pour le déploiement écologique et démocratique de la recherche et du développement que pour la production industrielle sur la base de nouvelles technologies sous forme d’entreprises publiques, de coopératives et de sociétés. C’est ainsi qu’on peut donner forme à des innovations technologiques démocratiquement et en visant des objectifs qui ont du sens pour la société.

En outre, le travail social ne peut être réparti de manière sensée et équitable (y compris entre hommes et femmes) que par la réduction du temps de travail et en combinant une répartition du travail avec de futurs subsides publics. On peut prévenir un chômage de masse de haute technologie en créant de nouvelles places de travail dans un service public développé et accessible à tous.

En relation à ce que j’ai dit jusqu’ici, deux projets concrets pourraient favoriser le lancement d’un tel changement :

1. Un programme d’investissement pour le développement d’une infrastructure publique, sociale et adaptée aux besoins d’un enseignement de qualité, de soins de santé, de mobilité, de fourniture d’énergie et de logements convenables pour tous peut déboucher sur plus d’un million d’emplois régis par des conventions salariales et sociales. Le marché et la concurrence n’ont pas leur place dans l’éducation, les soins de santé, le traitement des déchets, les soins aux personnes âgées, le transport urbain et régional, etc. Cet objectif rendrait possible sur les terrains d’action mentionnés une infrastructure sociale accordée aux besoins et accessible gratuitement à tous, bref un « socialisme d’infrastructure ».

2. Un fonds d’investissement pour favoriser une économie solidaire d’avenir. Cela contribuerait à faire de la digitalisation un tremplin pour une « économie solidaire ». On pourrait combiner ainsi la visée d’une propriété collective et l’usage innovant de la digitalisation pour une réorganisation économique et sociale. Ici, il s’agira surtout de renforcer et de développer des coopérations pour développer un urbanisme écologique, pour orienter les soins de santé vers les besoins, pour améliorer la qualité de vie des retraités et pour réaliser des projets transgénérationnels. Et de développer des « biens communs digitaux » dans les domaines de la culture et de l’enseignement. Un secteur subventionné d’économie solidaire à la hauteur du développement technologique est une alternative sociale et démocratique au subventionnement de grands trusts et d’entreprises moyennes où règnent souvent des conditions de travail précaires.

Il est temps de proposer un programme digital de gauche de revendications immédiates mobilisatrices et d’objectifs à moyen terme. Ce serait d’ailleurs une action payante pour l’avenir de la collaboration entre syndicats, partis, initiatives et mouvements écologiques et sociaux. Die Linke veut être un moteur de cette discussion.

Dans une économie démocratique future, la richesse générée par la connaissance de la société et les fruits de la révolution digitale doivent profiter à tout le monde. Les relations de propriété sont ici depuis longtemps des chaînes qui empêchent que le développement technologique mette sa valeur d’usage au service des gens. Il y a de gigantesques possibilités de donner soi-même un contenu à son travail et à sa vie et d’instaurer une nouvelle forme de démocratie. Les possibilités démocratiques et le potentiel de production de l’Internet ne peuvent arriver à un développement complet que si nous renversons la domination de la propriété capitaliste.

Bernd Riexinger, Stuttgart, est président de Die Linke. Cet article est paru dans le Marxistiche Blätter no 3 de 2016.


Références

Boes, Andreas ; Kämpf, Tobias ; Langes, Barbara ; Lühr, Thomas (2014), « Informatisierung und neue Entwicklungstendenzen von Arbeit », Arbeits- und Industriesoziologische Studien, vol. 7, no 1, mai 2014, p. 5-23.

Bontrup, Heinz (2015), « Die Kannibalisierung der Arbeit », Neues Deutschland, 03. 06.

Bundesministerium für Arbeit und Soziales (BMAS 2015), Grünbuch. Arbeiten 4.0, Berlin, www.arbeitenviernull.de.

Candeias, Mario (2012), « Kybertariat », Historisch-kritisches Wörterbuch des Marxismus, vol. 8/I, Hamburg, p. 545-558.

Frey, Carl B. ; Osborne, Michael A. (2013), « The Future of Employment : How susceptible are Jobs to computerisation ? », OMS-Working Paper, Oxford.

Haug, Wolfgang-Fritz (2005), High-Tech-Kapitalismus : Analysen zu Produktionsweise, Arbeit, Sexualität, Krieg und Hegemonie, Hamburg.

Hirsch-Kreinsen, Hartmut (2014), « Wandel von Produktionsarbeit : “Industrie 4.0” », Soziologisches Arbeitspapier no 38, Technische Universität Dortmund.

Ohm, Christof ; Bürger, Manfred (2015), « Ausblicke auf Industrie 4.0 und ihr Kybertariat », Das Argument 311, pp. 17-31.

Riexinger, Bernd (2015), « Wege zum Infrastruktursozialismus », LuXemburg 23/2015, www.zeitschrift-luxemburg.de/wege-zum-infrastruktursozialismus/.

Riexinger, Bernd (2016), « Für ein neues Normalarbeitsverhältnis und Wirtschaftsdemokratie : Perspektiven für “gute Arbeit” angesichts der Digitalisierung », dans Lothar Schröder ; Hans-Jürgen Urban, Gute Arbeit – Digitale Arbeitswelt – Trends und Anforderungen, annuaire de l’IGM, Francfort.

Urban, Hans-Jürgen (2013), « Wirtschaftsdemokratie des 21. Jahrhunderts : Konturen und Realisierungsbedingungen eines gesellschaftlichen Transformationsprojektes », dans, du même, Der Tiger und seine Dompteure : Wohlfahrtsstaat und Gewerkschaften im Gegenwartskapitalismus, Hamburg.

Zentrum für europäische Wirtschaftsforschung (ZEW 2015), « Übertragung der Studie von Frey/Osborne (2013) auf Deutschland », Kurz-Expertise für das BMAS, no 57.

1 Ce texte synthétise l’argumentation d’articles antérieurs pour l’annuaire Gute Arbeit et le journal LuXemburg (Riexinger 2015, 2016).

2 Boes e.a. 2014.

3 Ohm/Bürger 2015, p. 20.

4 voir Bontrup 2015.

5 Ohm/Bürger 2015, p. 20.

6 voir Hirsch-Kreinsen 2014.

7 voir Candeias 2012, p. 547.

8 Haug 2005.

9 Ohm/Bürger 2015, p. 23.

10 Le ministre social-démocrate du Travail de la RFA (ndlr).

11 www.arbeitenviernull.de.

12 La coalition (CDU/CSU et SPD) (ndlr).

13 www.linksfraktion.de/folder/stress-lass-nach-gute-arbeit-mitbestimmung.

14 voir Urban 2013.